Les Canaries ou l’éternel printemps

Tenerife, la rousse

Célèbre pour ses stations balnéaires vouées à l’hédonisme de masse, la plus vaste île de l’archipel est également prisée des voyageurs actifs. Après avoir savouré un barraquito, me café au lait traditionnel, les amateurs de grands espaces enfilent leurs chaussures de marche pour s’attaquer au Teide. Impressionnés par le gigantisme de ce strato-volcan posé sur l’océan, les premiers navigateurs y voyaient le mythique Atlas soutenant la voûte céleste.

Culminant à 3 718 m, son pic flamboyant émerge d’une immense caldeira aux coulées de lave figées et cheminées de fées. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le parc national du Teide est le plus fréquenté d’Europe. Mais Tenerife dévoile bien d’autres surprises au détour de ses routes de montagne aux lacets vertigineux. La moitié de son territoire est classée e, zones protégées.

Loin des foules de la côte sud, les parcs ruraux Anaga et Teno déclinent une gamme extravagante de paysages et comptent de nombreux sentiers de randonnée. Entre ces deux massifs primitifs, la partie nor de l’île est ponctuée de vieilles cités prestigieuses, telle La Orotava, Garrachico, et surtout La Laguna, dont l’architecture inspira celle de La Havane, à Cuba.